amour

L'amour est très surestimé

Brigitte Giraud

" Vous n'avez rien vu venir et vous ne l'aimez plus. Vous demandez à vérifier. Il s'agit d'être sûr. Mais vous doutez. En fait, vous l'aimez et ne l'aimez pas à la fois. Il faudrait vous décider, ça devient agaçant. Vous l'aimez pensez-vous, mais ne supportez pas quand il traverse le salon en peignoir. Quand il s'installe devant la télévision dans cette tenue, les cheveux encore mouillés, plaqués en arrière. Lui, sans doute vous l'aimez, mais c'est la même scène répétée chaque jour qui vous indispose. Il ne s'agit pas de tout mélanger. Ce qui est sûr, c'est que vous éprouvez de la tendresse pour lui. C'est ce que l'on dit, paraît-il, quand on n'aime plus. Plus on éprouve de tendresse et moins on aime, alors ? Mais qui peut dire la différence entre les deux ? La tendresse, c'est quand on n'a pas de désir. On se caresse la joue avant de s'endormir. C'est Pimprenelle et Nicolas. " (Présentation de l'éditeur)

Encore une fois, Brigitte Giraud a su ma séduire de son écriture sensible et teintée d'amertume. Il faut dire que le sujet n'est pas très joyeux. Brigitte Giraud parle de la rupture amoureuse, de l'échec du couple. Elle parle de la douleur de la cassure, de la souffrance des enfants et du désir de les préserver, et enfin elle parle de l'après, de l'acceptation de l'absence.

Un beau petit recueil de nouvelles (90 pages) qui se lit assez vite.