Côté Lecture

28 février 2017

Wild Song

Wild Song

Fleurus

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Voilà, je ne suis pas un bon dormeur. Et ça empire. J'ai peur de m'endormir, peur que les vagues déferlent sur moi, que le lit se change en bateau [...]"

Niilo a treize ans. La nuit, il fait des cauchemars qui le hantent sans fin, le jour, il est violent. Ses parents, qui ne savent plus comment lui parler, décident de l'envoyer à l'Ecole Sauvage : une école spéciale, sur une île. Mais l'île suffira-t-elle à changer Niilo ? Et quelle blessure se cache derrière ses peurs ?

C'est un roman qui décrit avec beaucoup de sensibilité le désarroi d'un enfant qui doit vivre avec une vérité qu'il ne connaît pas. Il souffre, il sent qu'il y a quelque chose qui l'empêche d'être lui sans en savoir plus. Face aux autres, il s'enferme ou fait preuve de violence. Il est alors envoyé dans une école spéciale perdue au milieu d'îles Finlandaises. Là, au milieu de nulle part, ils apprennent les valeurs essentielles de la vie, être au contact de la nature et par conséquent plus à l'écoute d'eux-mêmes. Un éducateur va réussir à le faire sortir de sa coquille, à lui redonner confiance en lui. Il va également lui donner les clés pour comprendre son passé. La relation qui s'installe entre les deux est très touchante. Cette première partie du roman m'a d'ailleurs beaucoup plus touchée que la seconde où Niilo doit faire preuve de courage et de ruse pour survivre dans cette nature hostile. Intervient alors un personnage particulièrement intéressant qui va lui révéler beaucoup.
Un sujet qui pourrait faire écho chez les jeunes lecteurs mais également les plus grands. Pour pouvoir grandir, il faut parfois partir à la recherche de soi et comprendre nos blessures du passé. Un beau roman et une belle ôde à la nature.

 

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10 janvier 2017

Les fiancés de l'hiver

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La Passe-Miroir

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Les fiancés de l'hiver

Gallimard Jeunesse

 

 

Depuis la déchirure, il ne reste de l’ancien monde que quelques arches suspendues dans les airs. Ophélie, vit sur celle d’Anima. Jeune fille maladroite qui se cache derrière ses lunettes, Ophélie n’en est pas moins une passe miroir ainsi qu’une excellente liseuse : en touchant les objets elle peut lire leur histoire ainsi que connaître qui les a touchés. Elle vit une vie paisible, au cœur du musée dont elle est responsable jusqu’au jour où elle est promise à un homme rude et mystérieux : Thorn. Vivant au Pôle, elle doit tout quitter pour aller vivre sur cette arche glaciale loin de chez elle. Elle va alors découvrir la vie à la Citacielle, vie de cour entourée de nobles tous plus manipulateurs que les autres qui usent et abusent de leurs pouvoirs.

 

Un roman jeunesse foisonnant et passionnant. On suit les aventures d’Ophélie avec plaisir. Cette jeune fille qui va devoir faire preuve de ruse et de finesse dans un monde aussi violent et mensonger. Un roman qui se lit facilement, l’écriture est très agréable. L’histoire est bien construite avec de nombreux rebondissements. Le personnage d’Ophélie est attachant dans sa maladresse qui cache néanmoins une finesse d’analyse et une force de caractère face au charismatique Thorn qui semble également cacher une certaine sensibilité sous sa coque de glace.

Un roman que je recommande.

Posté par elfique à 12:23 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

15 novembre 2016

Les mots entre mes mains

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Les mots entre mes mains

Guinevere Glasfurd

Préludes

Amsterdam 1630, Helena arrive comme servante chez un libraire. Elle y rencontre Descartes et apprend à lire et à écrire. De cette rencontre avec Descartes va naître une histoire d'amour et une petite fille. Une histoire d'amour qui va être contrariée par leur différence de conditions et de religions. Plusieurs fois séparés, par le fil de la vie mais aussi par les autres, leurs retrouvailles seront toujours teintées de beaucoup d'émotions.
Ce roman nous offre un point de vue sur le philosophe René Descartes, différent de celui qu'on a l'habitude de voir. Une approche plus intime. On le découvre dans ses premiers pas en tant que père voulant bien faire tout en étant accaparé par sa passion pour les sciences. un roman très agréable à lire.

">Merci à Netgalley et aux éditions Préludes pour l'envoi de ce roman.

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Posté par elfique à 14:28 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

09 novembre 2016

L'année la plus longue

 

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L'année la plus longue

Daniel Grenier

Flammarion

Ce roman nous plonge au coeur de l'histoire de l'Amérique sur près de 3 siècles. Laissez vous emporter par l'histoire, peu ordinaire, de Thomas, né un 29 février et qui, par cette naissance, se trouve faire partie de ces personnes qui ne vieillissent d'un an que tous les 4 ans. Il va ainsi suivre le destin de son ancêtre, Aimé, qui a traversé l'histoire de l'Amérique en  vieillissant à un rythme plus lent que d'ordinaire.

L'année la plus longue est un roman très riche et foisonnant d'informations sur l'histoire de l'Amérique, d'une écriture très agréable à lire. Le côté fantastique de cette date anniversaire "magique" est très bien rendu, et ajoute un attrait à la lecture. Peut-on vivre éternellement, et surtout, est-ce bien raisonnable?

tous les livres sur Babelio.com



Merci beaucoup à Babelio et à l'opération Masse critique ainsi qu'aux éditions Flammarion pour l'envoi de ce titre.

Posté par elfique à 06:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 novembre 2016

Un paquebot dans les arbres

 

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Un paquebot dans les arbres

Valentine Goby

Actes Sud

 

Mathilde vit à la Roche sur Yon avec sa famille, son père qui tient un café, Le Balto, sa mère, sa grande soeur Annie et son petit frère Jacques. Le Balto est le point névralgique de la Roche. Il s'y passe toujours un évènement et les soirs de bal, Mathilde aime observer en cachette son père qui joue de l'harmonica et fait danser sa mère ou Annie. Elle, on ne la fait pas danser... "Mon petit gars" comme son père l'appelle n'a pas la grâce de sa soeur.

C'est le bonheur cette vie là, ils ne manquent de rien, un pain au chocolat tous les jours. Et puis, un jour, Paulot tombe malade. Il faut du temps pour que le nom de tuberculose soit prononcé, mais Paulot doit partir au "Sana". L'entourage commence à se méfier des "bacilles", la famille doit déménager, mais laisse derrière elle des traces de la maladie. Et puis, Odile, la mère, doit à son tour partir pour le sanatorium. Les enfants se retrouvent seuls. Annie part vivre avec son mari et Mathilde et Jacques sont séparés et placés en famille d'accueil. Tous les repères explosent, sans annonce, sans signes précurseurs et les impacts vont laisser des traces.

Annie, enceinte, refuse tout contact avec la maladie, Jacques encore petit ne donne que très peu de nouvelles et ses messages sont comme aseptisés. C'est Mathilde qui implose intérieurement et qui voudrait laisser éclater sa rage. Sa rage contre ce système qui pour protéger d'un côté, saccage de l'autre. Ne supportant pas la vie chez sa famille d'accueil, elle va partir vivre dans sa maison d'enfance sans argent sans rien, juste l'aide de quelques amis qui acceptent encore de l'approcher. Et surtout elle ne va jamais lâcher le lien qui la retient à sa famille: ses parents à qui elle rend visite tous les week ends même si parfois elle doit briser les interdits.

Ce roman incarne une force incroyable. Celle de cette jeune fille pugnace et d'une force de caractère époustouflante. Celle du lien familiale qui semble si solide et en même temps si fragile. Mais c'est ce lien qui aidera cette famille à tenir bon. Cette force encore mais destructrice cette fois de la maladie, qui entame physiquement nos personnages mais également moralement. Elle semble grignoter un à un les fils de l'amitié... Paulot si entouré avant et au service des autres, se retrouve desespérément seul.

Merci à PriceMinister et aux Matchs de la Rentrée Littéraire!

#MRL2016

Posté par elfique à 22:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]